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On devrait remettre l’ostracisme au goût du jour…

Réalisme Politicien : Vous voulez gagner, ménagez le FN…

C’est l’histoire d’une candidate de Droite qui au premier tour des régionales fait 30,5% des voix devant un candidat de Gauche à 25,10%. Le FN pour une fois est à la bourre avec un peu plus de 18% des voix, ce qui nous change un peu.

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L’électeur moyen qui possède un peu plus de deux neurones se dit que le bras de fer électoral va se jouer entre la candidate de Droite et le candidat de Gauche. Mais il se trouve qu’au second tour le candidat de Gauche possède quelques réserves. Les Verts ont enregistré 8,03%, Le Front de Gauche 6,63%  et Dupont – Aignan 6,57% des voix. Les deux premiers devraient se rallier au candidat de Gauche, le troisième a refusé toute fusion ou consigne de vote.

Notre électeur aux neurones supérieurs à 2, sans être un prix Nobel de Mathématiques se dit que ça devrait être juste mais que la liste de Gauche possède un petit avantage et que le second du premier tour devrait virer en tête au second. L’électeur devenu stratège électoral se dit que la seule façon pour la candidate de se faire un peu de gras est de récupérer des égarés dans le camp de l’extrême droite.

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Eh bien notre débutant en stratégie électorale a bon ! Hop, notre candidate fait faire un tract censé montrer aux égarés que le vote FN est un vote qui va favoriser le candidat de Gauche et qui, en plus, serait un vote pour un candidat d’extrême droite mis en examen, fainéant, qui se serait opposé à toute mesure visant à renforcer la sécurité ( ! ). C’est de bonne guerre et le seul moyen de d’avancer.

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Et bien non ! au dernier moment elle annule ce trac et se dit que pour parler aux égarés il vaut peut être mieux ne pas trop charger la barque du gars de la Marine.

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Étonnant non ?

 

Un certain crépuscule de la Démocratie…

 » Crépuscule de la démocratie  » C’est le titre d’un essai de Nicolas Grimaldi en 2014.

Nous, au Coin du Comptoir, vu notre manque de culture,  nous n’avions pas une grande connaissance de ce philosophe, professeur émérite à Paris IV Sorbonne qui tenait les chaires d’histoire de la philosophie moderne et de métaphysique et qui a pourtant beaucoup publié.

Heureusement, l’un de nos habitués qui migrait du sud vers le nord comme le veut la tradition en ce dernier dimanche du mois d’août,  est tombé un peu par hasard sur l’émission  » Le Pouvoir Imaginaire » de Raphaël Enthoven sur France Culture. Vous allez nous dire que par 35°, sur une autoroute  envahie de bronzés tout tristes de reprendre le travail le lendemain, ce n’était peut être pas la meilleure station à écouter pour éviter les bouchons… Mais bon !

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C’est le premier extrait de texte de Nicolas Grimaldi,  lu par une jeune femme à la voix un peu naïve, qui a accroché son attention jusque là fixée sur les panneaux bleus de l’ A39. Voici une petite transcription de ce qu’il a entendu.

 » La France a le sommeil agité mais elle dort. Après tant de tribulations, de révolutions, de convulsions, elle n’aspire qu’à se reposer. Qu’elle devrait se réformer si elle voulait survivre, elle le sait mais elle ne le peut plus. Elle rêve de le vouloir mais n’est plus capable d’aucune volonté, alors, par une sorte de réflexe, chaque élection est une occasion de sortir les sortants. Comme elle ne cesse de les sortir, elle fait à chaque fois entrer ceux qu’elle avait auparavant sortis de sorte que les nouveaux entrants sont les anciens sortants ! La vie politique est ainsi devenue une sorte de noria. Aussi impatients que soient les principaux partis de parvenir au pouvoir, il ne leur faut à chaque fois qu’une patience pour le retrouver… »

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Voilà une analyse familière au Coin du Comptoir ! Depuis longtemps nous pensons que finalement les élections sont un jeu de chaises musicales où, régulièrement et alternativement, les mêmes sont soit debout soit assis, toujours cadencés par la même ritournelle. Que des problèmes s’imposent au pays, la musique reste la même, simplement on change le docteur qui ne connait que l’emplâtre sur une jambe de bois. Notre philosophe fait le même constat.

(…) »Que nous vivions un instant critique de la vie démocratique, même les plus optimistes en conviennent aujourd’hui. En 1958 on n’avait guère perdu que la République, en 1968 il n’y avait que l’Université qu’on n’ait fait passer par dessus bord. Depuis, combien de piliers de notre économie n’a-t-on vu s’écrouler ? Il y avait eu en France une industrie sidérurgique, elle a disparu ! Il y avait eu une industrie textile, elle s’est évanouie ! Quoiqu’on eu longtemps pensé que le corps social ne pourrait supporter 500 000 chômeurs, on en est venu à se rappeler avec nostalgie l’époque où il n’y en avait que 3 000 000 . Naguère envié et imité du Monde entier, notre système éducatif s’est effondré. Comme si le nombre des uns était proportionnel à celui des autres, nous n’avons jamais eu autant de bacheliers ni autant d’illettrés. Le pays est si endetté qu’il s’endette chaque jour d’avantage pour rembourser les intérêts de ce qu’il a emprunté. »

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Quant à nos représentants, ils vivent sur une autre planète où la préoccupation principale est encore une fois de trouver la chaise libre et de la piquer à son ancien occupant. Que le pays parte en morceaux, peu importe. Les professionnels pour lesquels notre philosophe n’hésite pas à employer le qualificatif de « parasites »  n’ont qu’un problème, comment durer, comment conserver la chaise.

Le lien social s’est tellement effiloché que plus personne ne saurait encore dire ce qui l’unit aux autres. Or si vif, si patent, si insurmontable, nous semble aujourd’hui le hiatus qui s’est creusé entre le corps social et ses mandataires, que la plus élémentaire prudence commande de le résorber. Avant que l’édifice n’achève de se déliter, et quand nous y percevons déjà tant de lézardes, quelque urgence ne nous presse-t-elle pas de l’alléger pour le raffermir et de le restaurer pour le conforter ? A force de multiplier les échelons, les paliers, les étages de la représentation démocratique n’avons nous pas fait de cette représentation une corporation et de ce corps autonome une sorte de parasite ? « 

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Nicolas Grimaldi n’est pas décliniste, bien au contraire. Il affirme, contrairement à beaucoup, que, malgré le délabrement de notre démocratie, c’est mieux aujourd’hui qu’hier.

Nous ne laisserons pas dire qu’hier l’air était plus léger, que les jours étaient plus beaux. La meilleure chose que je sache du passé c’est qu’il a fini par passer.

Aussi médiocre que soit le monde où nous vivons, il nous laisse néanmoins vivre sans nous y mêler comme si nous n’en étions pas. En fait de malheurs nos ancêtres en connaissaient donc indubitablement plus long que nous. Non seulement qu’ils y étaient presque partout assujettis à l’impudence de l’arbitraire et à l’impunité du crime, mais il n’y avait jusques aux tâches les plus ordinaires qui ne fussent constamment épuisantes. On naissait, on servait, on s’usait, on mourrait. Les uns naissaient pour être servis et d’autres pour les servir. Vivre alors n’est pas un don, ni moins encore qu’une chance, c’est une fatalité.

présent passe avenir

Quant à notre système politique, là encore notre philosophe est très critique. Pour être candidat ou élu il faut un parti qui, loin de réfléchir aux idées et aux stratégies pour sortir le pays de ses problèmes, n’est que l’arme qui permettra l’élection ou la réélection.

(…) Les Partis sont des entreprises à fabriquer, entretenir, organiser, autant que possible gagner les élections. Ce sont des sortes d’armées en campagne et cela change complètement les mœurs dans leur nature même. » (…) « Jusqu’en 1900 on votait pour qui vous semblait bon. A partir de maintenant qu’il s’agisse de presque toutes les élections soit cantonales, législatives, soit présidentielles, vous n’avez le choix qu’entre les candidats qui ont déjà été choisis par les instances que sont les partis, les organisations industrielles de la politique intérieure. Ce n’est pas moi qui choisis mon candidat. Entre la peste et le choléra je n’ai le choix que d’éviter le pire et c’est chaque fois comme cela !! « 

 » (…) Rarissimes sont les électeurs qui se déterminent par une adhésion à la personne pour laquelle ils votent. La plupart prennent le plus grand soin d’éviter celui qui leur parait un incomparable danger. Ce n’est pas vraiment un choix civique. (…) Aujourd’hui on ne choisit pas, au premier tour vous avez le choix entre des candidats qui ont déjà été préalablement choisis par les instance des partis. »

Nous vous laisserons déguster la totalité de cette conférence – dialogue jubilatoire disponible sur France Culture. Nous, nous en redemandons…

 

 

 

Affaire Fillon – Jouyet, l’agenda de Fillon…

Hier à l’apéro du dimanche, un pilier du Coin du Comptoir en voulant récupérer une caouette qui lui avait échappé, a fait une découverte intéressante sous un tabouret de bar, un agenda un peu fripé. Nous avons mis du temps pour savoir à qui pouvait bien appartenir cet agenda mais finalement, notre investigateur maison s’est écrié :

mais bon sang mais c’est bien sûr… c’est l’agenda de Fillon !!

Du Coup, nous avons pu avec un peu d’imagination reconstituer le déroulement de cette lamentable affaire Jouyet-Fillon. Le déroulement des faits met à mal les théories des tenants du complot mondial contre Sarkozy. Notre opinion, depuis longtemps est que ses ennemis les plus acharnés sont certainement dans son camp.

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Les  » frondeurs  » de l’UMP à la soupe…

Après la défaite à la présidentielle, l’élection douteuse de J-F Copé à la présidence de l’UMP, l’affaire Bygmalion, la dette du parti, beaucoup d’anciens  » amis  » de l’ex président s’étaient senti pousser des ailes pour une refonte de l’UMP et la prise en main de l’outil électoral indispensable à la revanche de 2017.

Comme nous l’apprend le Canard Enchainé de cette semaine, – merci le volatile –  un virage à 180° s’est amorcé dès que le retour de Sarkozy, qu’ils croyaient enterré, s’est avéré de plus en plus probable. Les sondages aidant, le « comeback  » prévu de l’ex a modifié les discours des Fillionistes, des Copéistes et autres partisans du droit d’inventaire. La menace d’excommunication et l’accusation de lèse-majesté aidant, ils prennent le contre-pied de ce qu’ils affirmaient la veille. Quelques exemples et morceaux choisis.

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Le motard de la Cote d’Azur, Christian Estrosi candidat aux primaires pour la  présidentielle  de 2017 déclarait :

Le 13 juin 2014 dans Le Monde

Oui, je suis prêt à aller jusqu’au bout, sauf si Nicolas Sarkozy remplit deux conditions. S’il est candidat à la présidence de l’UMP, cela voudrait dire qu’il serait candidat à l’Elysée. Dans ce cas, vu notre longue amitié et ma loyauté à son égard, la logique serait que je le soutienne. Mais je me déterminerai aussi en fonction de ce qu’il proposera pour le pays et verrai si ses propositions sont compatibles avec mes convictions.

Oui, il est important qu’il fasse connaître ses intentions dans les semaines qui viennent. On ne va pas passer trois ans à se demander ce qu’il va faire. Il faut qu’on puisse enfin avancer.

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Bazar des élections, la Démocratie est-elle foutue ?

Il parait que les électeurs n’élisent plus, d’après ce que nous disent les taux démocratie_1d’abstention. Désamour pour la Politique ? Pour LES politiques ? La conversation d’apéro tourne autour de cette question depuis le premier tour des municipales Au Coin du Comptoir. Le pire et le meilleur des régimes politiques, la démocratie, serait-il  devenu obsolète ? Les citoyens de la Cité en aurait ils marre de la « souveraineté du peuple » ? D’après nos philosophes de comptoir, ce n’est pas la Démocratie qui est en cause mais ce que nous en avons fait depuis le début des Républiques. Un peu d’histoire…

A cette époque, les philosophes des lumières qui devaient trouver un nouveau mode de gouvernance en lieu et place de la royauté choisirent le modèle de la république athénienne. Enfin en gros.  Liberté, Égalité en y ajoutant Fraternité, ils optèrent pour la Démocratie, le gouvernement du peuple, par le peuple pour le peuple comme l’énonçait, pas loin d’un millénaire plus tard que Platon, Abraham Lincoln.

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Quand on vote, la mémoire ça devrait aider…

Cette semaine la première mesure du maire Front National de Hénin-Beaumont, vedette des dernières municipales, a fait le buzz, enfin, un petit buzz par rapport à la mesure symbolique prise. Notre nouveau maire FN a viré une association du local  de 20m² (quand même !) prêté par l’ancienne municipalité dispendieuse et a également supprimé l’énorme subvention de 300 €. Qui était cette association ? La Ligue des Droits de l’Homme bien sûr !

autocollantCertains médias s’en sont émus. Certains citoyens ont minimisé la symbolique de la mesure. Après tout ce sont les électeurs qui ont élu un maire d’extrême droite, ils devaient se douter qu’il allait y avoir des changements dans leur ville, c’est ça la Démocratie non ? Nous, Au Coin du Comptoir, on pense que les électeurs ne pensaient pas à ce genre de mesures quand ils ont glissé leur bulletin « raz le bol » dans l’urne. Les médias, les sondeurs, les experts leur avaient prédit une défaite programmée des socialistes, une vague bleue, une vague bleu marine. Pour la  vague Front National, peu ont rappelé pendant cette campagne électorale locale, l’expérience municipale passée du parti d’extrême droite.

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Au Coin du Comptoir nous étions au courant des méthodes déjà expérimentées par le FN lors des mandats municipaux et nous avons voulu connaitre en regardant dans le rétroviseur à quoi doivent s’attendre les administrés qui lui ont confié leur ville.

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C’était prévu, l’ UMP est foutue…

Ce titre c’est la phrase que l’on entendait au Coin du Comptoir depuis l’entrée en campagne du candidat Président. Les turfistes du bistrot qui ont l’habitude de jongler avec les cotes avaient déjà parié sur la défaite de Nicolas Sarkozy. On avait du mal à les croire au vu de leurs résultats au Quinté+ mais ça faisait la conversation.

Depuis les résultats du Couplé du premier tour on prête plus facilement l’oreille aux analyses de nos amis du Turf.  Certains suivaient le cheval NS depuis le début de sa célébrité et avaient déjà tiré des conclusions sur son écurie. Rappelez vous les pronostics de nos spécialistes de comptoir le 29 février : l’UMP rêve à la défaite de Sarkozy !

Cette réflexion à long terme mais à effets proches se basait sur les ambitions  inavouées de candidats UMP  à la présidentielle de 2017. Cette spéculation était assez bien ficelée et quelques signes de ci, de là, ajoutaient quelque crédibilité à la chose. Le scénario n’est toujours pas obsolète aujourd’hui même si un évènement imprévu et qui a échappé à nos Cassandre est venu chambouler ces prévisions machiavéliques…

LE FRONT NATIONAL FAIT 18 % !!

Alors nos turfistes se sont remis au travail avec les résultats de la dernière course. Conclusion ? L’UMP est foutue ! Le pronostic est sans appel et voici le raisonnement de nos analystes.

Je vous la fais courte. A l’ UMP s’est créé un groupe, la Droite Populaire qui compte environ 40 députés soit près de 13 % des députés UMP qui ont fait leur coming out côté extrême droite. Les gars de la Marine, au vu des résultats se sont dit, si on fait exploser l’UMP et que l’on rapatrie  dans notre club tous ceux qui partagent nos valeurs, ça va être Byzance.  Qu’y a t-il après les présidentielles ? Je vous le donne en mille Emile, les l é g i s l a t i v e s !

Le FN n’a jamais eu qu’épisodiquement quelques rares représentants au Parlement mais sûr, ce coup là il va y avoir une vague, une vague bleu Marine. D’ailleurs ils ont déjà préparé le décor il y a déjà quelque temps. Le FN va changer de nom. On parle pour ces législatives de Rassemblement Bleu Marine, bleu, histoire de ne pas trop dérouter les dissidents prévisibles de l’UMP. Le vieux Le Pen n’est pas trop d’accord qu’on repeigne la boutique mais, au vu des résultats, il ne peut pas refuser grand chose à son héritière.

Et Sarkozy dans tout ça ?

Pour avoir une toute petite chance d’être embauché après son apprentissage de cinq ans il lui faudrait récupérer les électeurs égarés dans les filets de la fille du père. Une seule méthode, barre à droite toute. Le halal c’était de la rigolade, étrangers, profiteurs, fonctionnaires, syndicats, universitaires, médias, petit monde bobo de la Culture, attendez vous à en prendre plein les dents. Vous n’avez pas aimé le Front National, vous allez détester Sarkozy. Il s’est entraîné sur les thèmes d’extrême droite, méthode soft, pendant tout le quinquennat mais là on pense Au Coin du Comptoir qu’il va se lâcher.

Nous on pense qu’il a perdu. La Marine ne va pas lâcher le morceau. Pour faire son entrée au Parlement il faut que Sarkozy perde ces élections. Adieu UMP, bonjour Alliance pour le Rassemblement National.

Faire le Job c’est faire des Lois… Aujourd’hui : l’Education Nationale.

Au Coin du comptoir on s’étonne de petits détails dans cette campagne électorale. Par exemple, on ne parle pas du bilan du candidat sortant…

L’opposition dit que ce bilan est catastrophique et ses partisans disent qu’il a fait le job ! Le job c’est quoi ?

En principe le Président est le patron de l’Exécutif. L’exécutif est l’un des trois pouvoirs de l’État avec le pouvoir Législatif, et le pouvoir Judiciaire. Le job consiste à :

  • faire respecter l’ordre et la loi en ayant sous ses ordres les forces de police ainsi que l’administration pénitentiaire
  • conduire la politique étrangère de l’État
  • diriger la force militaire
  • représenter l’État à travers les hauts fonctionnaires comme les ministres, secrétaires ou encore diplomates.
  • diriger les services publics
  • éditer des règlements
  • disposer de l’administration                                             [Wikipédia : Pouvoir Exécutif]

Il y a du boulot ! Surtout quand le Président occupe tous les postes : Premier Ministre, Ministre, Législateur, etc. , en plus de son travail de patron. Le législatif a voté 263 lois pendant sa mandature, c’est beaucoup quand on ne supprime pas les anciennes censées être obsolètes, mais c’est aussi ce pourquoi nous avons élu nos représentants  à l’Assemblée. Il y a tout de même une chose qui nous tripote Au Coin du Comptoir, c’est comment on fait pour savoir si une loi est bonne ou si elle est mauvaise ? Simple ! Par l’évaluation.

Qui vérifie l’efficacité des lois ? Finalement peu de monde, quelques missions parlementaires et surtout la Cour des Comptes, ce qui fait que l’on empile souvent des nouvelles lois en France sans avoir apprécié l’existant. En gros ce n’est pas la peine de faire des records de création de lois, réformes et autre règlement pour uniquement figurer dans Guiness Book sans s’occuper de leurs résultats.

Aujourd’hui  un pré-rapport de la Cour des Comptes fait le buzz et critiquerait sévèrement la politique du gouvernement dans le système scolaire français. Ce n’est pas la première fois que la Cour fait ce constat. En 2010 déjà le rapport de la Cour des Comptes faisait un rapport accablant sur le sujet.

C’était aussi la première fois que les sages de la Rue Cambon se penchaient sur une évaluation globale d’un des objectifs assignés à l’Éducation nationale, à savoir la réussite scolaire des élèves. Le constat de cette étude, réalisée dans six académies et sur une cinquantaine d’écoles publiques, est sans appel : au regard des moyens mis en œuvre dans l’ensemble des établissements scolaires, le résultat est « médiocre » , et surtout très en deçà de nos voisins européens ou des pays occidentaux comparables à la France. Dans l’Hexagone, un élève sur cinq éprouve des difficultés sérieuses en lecture au terme de sa scolarité. La situation est pire encore pour les mathématiques. Et un jeune sur six quitte le système scolaire sans aucun diplôme. Autre fait inquiétant : la France est le pays où les origines sociales pèsent le plus fortement sur les destins scolaires. En 2008, 78,4 % des élèves provenant de catégories sociales favorisées ont obtenu un baccalauréat général, contre seulement 18 % des élèves d’origine sociale défavorisée. Cet écart est deux fois plus élevé en France qu’au Japon, au Canada ou en Finlande, et il a tendance à s’aggraver.

les Echos 14 mai 2010

Pas très brillant ! Comme disent certains plutôt à Droite, c’est la faute de ces fainéants d’enseignants qui passent de la grève aux vacances sans transition ! Un point qui gène la Cour des Comptes est la chose dont nous parlions au début, l’évaluation des politiques qui sont menées.

La Cour déplore ainsi le manque d’évaluation des politiques éducatives mises en œuvre et l’uniformité des réponses apportées alors que les besoins des élèves sont très divers, mais très peu évalués. Les deux heures hebdomadaires d’aide personnalisée mises en place dans le premier degré sont par exemple souvent redondantes avec d’autres soutiens prévus par les enseignants. Or c’est un dispositif extrêmement coûteux. Curieusement, le ministère se refuse toujours à utiliser l’euro comme unité de compte, préférant raisonner en dotation horaire, même si certains chiffrages ont pu être effectués, «Mais c’est encore insuffisant, note Didier Migaud. L’euro est tout de même notre monnaie, et c’est une unité de compte qui peut être utile, même à l’Éducation nationale », a-t-il remarqué.

Avaient suivi des recommandations de la Cour et  » Le ministère de l’Éducation nationale a fait savoir, lui, qu’il « partageait à grands traits les principaux éléments » du rapport, tout en regrettant qu’il fasse « trop peu de cas de réformes engagées depuis cinq ans ». »

Il semble bien qu’aujourd’hui rien n’ait vraiment changé. Le pré-rapport  de la Cour des Comptes qui fait le buzz. Bien sûr, dans cette période d’élection, on peut penser que ce pré-rapport publié par Le Monde est orienté et partisan. Nous verrons bien lors de la publication officielle en espérant simplement qu’il ne sera pas enterré comme beaucoup d’évaluation dans notre pays.

Ce que montre ce rapport, c’est que l’État semble favoriser en moyen et en personnel les écoles déjà les mieux dotées. En 2006, l’académie de Créteil était dans la moyenne nationale en ce qui concerne la dépense par élève dans le primaire. Elle est aujourd’hui 22e sur 26. Lors de la rentrée 2011, tandis qu’elle gagnait 3 836 élèves, elle perdait 426 postes. En comparaison, l’académie de Paris a gagné 1000 élèves et obtenu 20 postes supplémentaires.

En 2010, pour former un Parisien, l’État a dépensé 47% de plus que pour instruire un Versaillais. Entre Paris et Nice, la différence est de 51%. Le directeur de l’enseignement scolaire au Ministère de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, répond que : «l’affectation des moyens tient compte des nécessités de compensation.» Le financement de l’éducation est complexe, mais, selon lui, pas opaque.

L’une des principales critiques de ce rapport est l’opacité qui a permis de dissimuler une situation telle et qui a rendu l’établissement de ce rapport extrêmement difficile. Les magistrats de la rue Cambon expliquent avoir dû se battre pour obtenir certaines informations du ministère.                             [Newsring L’école est elle juste]

Bon, comme ce devrait être l’heure du bilan, on ne peut pas accorder une bonne note sur le sujet au Président sortant. Il a fait des lois, des réformes mais le résultat n’est pas là. Comme à l’école,  la note n’est pas bonne et le candidat doit être recalé dans cette matière. Si nous avons le temps nous allons essayer de noter les autres matière.

L’ UMP rêve à la défaite de Sarkozy !

Comme quoi il est utile de refaire le monde au coin du zinc…

L’autre jour, Au Coin du Comptoir, un habitué semblait tenir des propos incohérents. C’était l’heure de l’apéritif, mais tout de même… !

Je vous dis que tout est joué depuis longtemps, Sarkozy bouge pour rien, il est foutu, l’ UMP veut pas qu’il gagne la présidentielle…
 

Quelques uns de ses voisins de zinc levèrent les yeux au ciel, d’autres esquissèrent de petits sourires en coin, l’air de dire que le pastis associé aux sondages est une arme de destruction massive de neurones. Mais notre politologue  de comptoir continua secouant la tête en pointant un doigt vers le ciel…

Ça fait longtemps que j’ai réfléchi à la chose, depuis 2007  j’y pense et je vais vous expliquer comment je suis arrivé à cette conclusion…

C’est fin 2007 que tout a commencé à se mettre en place. Sarkozy avait complètement raté son début de quinquennat, ses sondages de popularité s’étaient effondrés, une majorité des électeurs qui avaient voté pour lui s’étaient détournés de ce nouveau modèle de président.

Rien n’avait fonctionné. Il fête sa victoire au Fouquet’s entouré d’un échantillon de ce qui se fait de mieux dans la finance et les affaires. Quelques politiques font plastron dans cette petite fête mais dès ces premières heures les électeurs s’aperçoivent qu’ils ne font plus vraiment partie du même monde que celui qu’ils ont porté à la magistrature suprême.Et il persévère. Retraite de réflexion sur le yacht de Bolloré transporté par l’avion de Bolloré et après réflexion mise en place du bouclier fiscal un mois avant que Fillon déclare l’État en quasi faillite. En fin d’année il reçoit Kadhafi  qui plante sa tente à Paris.

Les français qui l’ont élu n’apprécient pas vraiment. Sa majorité voit avec désespoir sa chute dans les sondages. Je vous passe la suite que vous connaissez tous, malgré tous ses efforts pour être partout en même temps, Zébulon national et international, rien n’y fait il ne décolle plus dans les sondages.

Oui, on sait tout ça mais pourquoi l’ UMP ne veux pas d’un second quinquennat ?

J’y viens, j’y viens… Quel était le Kriegsspiel imaginé par le Président et ses conseillers ?

Qu’ « ensemble tout est possible » ait marché ou non, le scénario était prêt. Le président se représente, tardivement comme ses prédécesseurs. DSK est son challenger à Gauche, candidat dangereux en cette époque de crise financière mondiale  » comme on en a peut être jamais connu… » . Avec l’aura de l’économiste président du FMI, pompier du monde et gestionnaire reconnu, étiqueté social libéral,  ses chances sont bien réelles.

La majorité laisse les socialistes faire leurs primaires émaillant le débat de quelques remarques symboliques sur cette sélection du candidat à la mode américaine mais s’assure que DSK en sorte vainqueur en critiquant plutôt ses concurrents. La campagne présidentielle se lance à Gauche au Centre et à l’extrême droite pendant que Sarkozy tarde à se déclarer. La crise étant le sujet central de cette campagne avec ses corolaires, la dette, le chômage, les inégalités, le candidat Socialiste enfonce tous ses adversaires et prend une option sérieuse sur la victoire finale…

Et là, la Droite sort le joker de sa manche ! Strauss Kahn, Eiffage, le Carlton de Lille, Dédé la saumure… C’est un tsunami à Gauche. DSK essaie de se défendre mais un candidat placé en garde à vue, ça ne passe pas auprès des français. Les sondages de DSK s’effondrent, le Président défenseur de la France, sauveur de l’Europe rebondit et gagne largement les élections même si une grande partie de la Gauche se reporte sur Mélenchon…

Jolie histoire, digne des élucubrations d’un énarque machiavélique, c’est presque crédible. En fait, Sarkozy est débarrassé de Strauss Kahn, tout est bien dans le meilleur des mondes.

…Oui ! Mais le scénario ne s’est pas déroulé comme prévu, ce Priape de Dominique saute sur une femme de ménage le lendemain matin d’une partouze organisée par ses copains du Carlton de Lille, partouze destinée à enfoncer le clou au bon moment de la campagne électorale. Le scandale éclate beaucoup trop tôt, le candidat de la Gauche n’est même pas déclaré et cela ouvre un boulevard à François Hollande, un candidat « normal », social démocrate qui ne fait pas peur aux électeurs de la Droite modérée déçus de Sarkozy.

Ça n’explique toujours pas pourquoi, aujourd’hui, le parti du président voudrait que celui-ci perde.

C’est simple, dans l’entourage présidentiel plusieurs personnalités rongent leur frein en attendant 2017 : Fillon, Copé, Bertrand, et même NKM aux dernières nouvelles.  Si Sarkozy gagne ces élections, il sont partis pour 5 années supplémentaires avec un chef qui ne fait pas l’unanimité au sein de sa majorité à faire le ménage dans une maison qui prenait déjà l’eau en 2007 comme l’avait annoncé Fillon « le collaborateur » du Président. Sûr qu’à la sortie le pays sera mûr pour une alternance à Gauche si des mouvements sociaux à la Grecque ne viennent pas en plus bouleverser le quinquennat. Fin du rêve 2017 pour ces candidats potentiels.

Si la Sociale Démocratie de Hollande gagne c’est tout bénéfice. A la Gauche de nettoyer avec une serpillère quasi identique à celle de Sarkozy, en serrant les boulons, nuance sociale en plus et les français vont se charger de l’essorage en 2017. Là nos rêveurs pour 2017 se retrouvent en chevaliers blancs sauveurs annoncés d’une France possiblement plus engagée dans la crise à la suite de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne, vu qu’il n’y aura pas de modification significative du système financier européen, seul moyen de calmer la cupidité des financiers et les bulles qui rebondissent.

A votre avis, quel scénario vont choisir les futurs candidats 2017 ?

Ouf !! Ce concentré de Machiavel mâtiné   d’Alain Duhamel nous a laissés sans voix au coin du zinc et il a fallu une tournée générale pour décoincer les gosiers.

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