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Petit Lexique Illustré à l’usage de l’extrême droite et de ceux qui Copient par dessus son Épaule…

Depuis que la Gauche -enfin ce qui était la Gauche- est au gouvernement le vocabulaire de l’extrême droite et de ceux qui essaient de récupérer quelques brebis égarées en piochant des idées dans son corpus, s’est enrichi de néologismes  assez corsés à l’usage de ceux qui empruntent la voie de la simplification de la Démocratie.

On rappellera que les élections se font ces dernières années par un écart de 1 à 3% entre la majorité et l’opposition (interchangeables). Donc, dans le cadre des dernières présidentielles, une moitié de l’électorat et de ceux qui sont supposés avoir aidé à l’alternance se voient affublés de qualificatifs qui montrent assez la haine qui anime ceux qui pensent que l’autre, celui qui ne partage pas les mêmes valeurs, est un « mauvais français ».

On a réuni les principaux néologismes qui font florès sur les réseaux sociaux et dans les commentaires des blogs.

Socialope

  • Traduction : Les membres du parti socialiste, ceux qui ont voté à gauche une fois dans leur vie, et même les mecs qui ont le malheur de porter les cheveux un peu longs sont tous des suppôts de Satan.
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  • Le Connard enchainé, merdia socialope ( Patriotes Résistants)
  • CETTE ANNÉE ENCORE, LA LÈCHE BABOUCHES SOCIALOPE  HIDALGO,  a invité 450 PERSONNES pour l’IFTAR (rupture du jeûne des muzz)  – (Français de France )
  • LES SOCIALAUDS ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait. (Français de France)
  • Certains se sont déjà armés de « pistolet à grenaille », « fusil à pompe » ou de « 357 Magnum »  MAIS QUE FAIT LA SOCIALOPE AUBRY / BROCHEN / DELORS (Français de France )

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« Honte aux Journalistes » ou les Poubelles de la Propagande d’extrême droite…

Dans notre petit café du commerce, c’est vrai, on n’est pas journalistes, on s’informe, on discute, on réfléchit et on essaie de partager. Il n’empêche que nous avons honte. Oh, pas des journalistes mais des thèmes récurrents de l’extrême droite qui consistent à stigmatiser cette profession quand elle relate tout simplement les faits et l’actualité. Bien sûr qu’il y a -heureusement encore- des journalistes d’opinion en France et ceci depuis qu’il y a du papier journal, mais, certains esprits partisans ne peuvent supporter les faits et la contradiction.

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Sur le sujet tout n’est pas parfait dans le pays, loin de là. La mainmise de grands groupes financiers sur les médias fait craindre pour l’objectivité, en particulier dans le domaine économique. On peut n’être pas d’accord avec Médiapart, Le Monde Diplomatique ou Alternatives Économiques mais on peut aussi y argumenter contre la ligne éditoriale. La multiplication des sites de ré information sur le Net ne rend pas la vision de l’actualité plus claire mais la multiplicité a au moins un avantage, c’est de permettre de connaitre l’opinion de celui qui ne pense pas comme nous.

Ce qui nous a fait bondir de nos tabourets (et fait reprendre un nouvelle tournée d’antimorosité) c’est la reprise d’une litanie habituelle à l’extrême droite par un site censé apporter un soutien inconditionnel à la candidature à la présidence de Nicolas Sarkozy sans en enlever une virgule. Le mariage Droite, droite extrême serait-il consommé ? Nous n’allons pas reproduire ici la charge contre les journalistes mais vous pouvez en prendre connaissance par ce lien : Lettre Ouverte aux Journalistes de notre Pays.

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Petite histoire du Front Républicain…

Après les déclarations contradictoires de Manuel Valls et de Cambadelis on reparle du front républicain, cette stratégie qui consiste à rassembler des partis de Gauche et de Droite contre le FN. Son efficacité et sa légitimité sont régulièrement contestées, en particulier depuis le regain électoral du FN à l’orée des années 2010. De nombreux acteurs et observateurs politiques ont même conclu à sa « mort » après l’adoption par l’UMP de la doctrine dite du « ni-ni » (ni PS, ni FN) en 2011.

Caricature-JF-Cope-Front-republicain

Les observateurs de ce concept le font remonter à 1956, à une coalition centre-gauche pour contrer les poujadistes, d’autres beaucoup plus plus loin dans le temps.

Philippe Braud relie quant à lui le front républicain à la « défense républicaine » des premiers temps de la Troisième République, une formule visant à conclure une alliance électorale la plus large possible (des conservateurs républicains aux socialistes) pour faire barrage aux candidats monarchistes ou bonapartistes, à une époque où le régime était encore mal assuré de sa pérennité. Philippe Braud ajoute que « ce type d’alliance « Tous contre un » a joué plus tard au détriment du Parti communiste, entre 1947 et 1962 », du fait de son allégeance inconditionnelle à l’URSS.  [ Wikipédia ]

Lors de notre dernier apéro, l’historien maison a été voir ce qu’il en était de cette fameuse consigne de vote, loin d’être aussi neutre que son énoncé. A Gauche la chose est claire depuis longtemps, mieux vaut une mauvaise Droite républicaine qu’une extrême-droite dont on connait les idées dangereuses autant que fumeuses. Mais cette position est-elle aussi claire que sa déclaration formelle ?

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