Petite histoire du Front Républicain…


Après les déclarations contradictoires de Manuel Valls et de Cambadelis on reparle du front républicain, cette stratégie qui consiste à rassembler des partis de Gauche et de Droite contre le FN. Son efficacité et sa légitimité sont régulièrement contestées, en particulier depuis le regain électoral du FN à l’orée des années 2010. De nombreux acteurs et observateurs politiques ont même conclu à sa « mort » après l’adoption par l’UMP de la doctrine dite du « ni-ni » (ni PS, ni FN) en 2011.

Caricature-JF-Cope-Front-republicain

Les observateurs de ce concept le font remonter à 1956, à une coalition centre-gauche pour contrer les poujadistes, d’autres beaucoup plus plus loin dans le temps.

Philippe Braud relie quant à lui le front républicain à la « défense républicaine » des premiers temps de la Troisième République, une formule visant à conclure une alliance électorale la plus large possible (des conservateurs républicains aux socialistes) pour faire barrage aux candidats monarchistes ou bonapartistes, à une époque où le régime était encore mal assuré de sa pérennité. Philippe Braud ajoute que « ce type d’alliance « Tous contre un » a joué plus tard au détriment du Parti communiste, entre 1947 et 1962 », du fait de son allégeance inconditionnelle à l’URSS.  [ Wikipédia ]

Lors de notre dernier apéro, l’historien maison a été voir ce qu’il en était de cette fameuse consigne de vote, loin d’être aussi neutre que son énoncé. A Gauche la chose est claire depuis longtemps, mieux vaut une mauvaise Droite républicaine qu’une extrême-droite dont on connait les idées dangereuses autant que fumeuses. Mais cette position est-elle aussi claire que sa déclaration formelle ?

Sous la 5eme République

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, la première entente informelle entre le Front national et le représentant d’un parti politique a lieu en mars 1973 à Montpellier à l’occasion des législatives. Georges Frêche, le candidat du Parti socialiste se rapproche d’André Troise, le candidat du Front National, ancien officier de l’OAS, qui, ayant fait 5 % au premier tour, est éliminé du second. Le Parti socialiste ne fait aucun commentaire après l’élection de son candidat.

Mars 1977

Aux élections municipales de et de mars 1983, le FN est présent sur quelques listes RPR/UDF, notamment à Toulouse, où il obtient une élue. En Haute-Garonne, le FN remporte une mairie sur une liste commune avec le RPR et l’UDF.

Dreux 1983

Lors de l’élection partielle de Dreux, en septembre 1983, la liste du FN, représenté par Jean-Pierre Stirbois, réalise au premier tour 17 % des voix, le meilleur score jamais obtenu par un candidat FN, lui permettant d’accéder au second tour contre le candidat sortant de la gauche unie et contre le candidat de la liste RPR/UDF. Pour le second tour, la liste RPR/UDF menée par Jean Hieaux incorpore quatre représentants du FN en place éligible, dont Jean-Pierre Stirbois, secrétaire général du parti. Lors du second tour, la liste RPR/UDF/FN gagne l’élection.

dreux_1993

Jean Hieaux RPR (au centre ) et Jean Pierre Stirbois FN ( à gauche ) [ Le Figaro : https://lc.cx/ZtR3 ]

Mis à part Bernard Stasi et Simone Veil, qui font part de leur désapprobation, les autres dirigeants de droite restent en retrait ou approuvent cette alliance locale au nom du contexte national (présence de quatre ministres communistes au gouvernement).

  • Jacques Chirac déclare que « ceux qui ont fait alliance avec les communistes sont définitivement disqualifiés pour donner des leçons en matière de droit de l’homme et de règles de démocratie. » Il ajoute : « Je n’aurais pas du tout été gêné de voter pour la liste RPR-FN au second tour. Cela n’a aucune espèce d’importance d’avoir quatre pèlerins du FN à Dreux comparé aux quatre ministres communistes au conseil des ministres »
  • Jean-Claude Gaudin, « les Drouais ne doivent pas se tromper de combat : il faut battre l’adversaire socialo-communiste.»
  • Bernard Pons déclare de son côté : « Il ne faut pas travestir les résultats : il n’y a pas à Dreux 17 % de partisans de l’extrême droite mais de nombreux habitants de toutes origines politiques et sociales, et qui ont tenu à faire connaître leur réaction. Il faut tenir compte des préoccupations de ces Français-là aussi.» (*)
  • Pour Michel Poniatowski : « le danger fasciste en France ne vient pas de la droite, il vient de la gauche, dont c’est la vocation de système et de méthode. Il faut donc voter contre les fascistes de gauche.» (*)
  • Alain Juppé déclare, lors d’un dîner-débat à Royan : « La vérité, c’est qu’un simple gouvernement qui accepte en son sein des ministres communistes, solidaires d’une dictature qui asservit les peuples, n’a de leçon de morale à donner à personne. […] Seul l’échec de la coalition socialo-communiste peut permettre d’apaiser les passions et d’engager le redressement national. »
Ministres Communistes en 1982

Ministres Communistes en 1982

(*) On remarquera le discours inchangé depuis cette époque.

1985 – Elections cantonales

En mars 1985, quelques désistements réciproques locaux ont lieu lors des élections cantonales, Jacques Chirac ayant laissé les fédérations RPR agir comme elles l’entendaient. Des candidats en Provence qui avaient l’investiture du RPR et de l’UDF, reçoivent également le soutien dès le premier tour du FN, la plupart du temps parce que celui-ci n’a pas encore suffisamment de candidats à présenter.

Quelques voix s’élèvent tout de même à Droite pour dénoncer ces alliances.

  • Jacques Toubon, au RPR, avait affirmé qu’il n’y aurait pas d’alliance avec le Front national, organisation à qui il refusa en mars 1985 le titre de «républicaine » et « démocratique ».
  • Le 16 mars 1986, Philippe Seguin déclara à l’annonce de la percée électorale et parlementaire du FN, que le RPR s’était toujours déclaré « aussi éloigné de cette organisation que du Parti socialiste », et qu’il resterait dans l’opposition, s’il lui manquait deux ou trois points pour former la majorité avec l’UDF.

Le scrutin proportionnel et les élections législatives et régionales de 1986

De l’automne 1985 au printemps 1986, des personnalités comme Michel Poniatowski ou Édouard Frédéric-Dupont se font les avocats d’une « dédiabolisation » du Front national dans la crainte de ce scrutin proportionnel instauré par la Gauche après sa sévère défaite aux élections cantonales de 1985.

Lors des élections législatives du 16 mars 1986, la droite obtient 291 députés (seulement trois députés de majorité absolue) et le FN en obtient 35. Le CNI a fait liste commune avec le FN dans trois départements (Paris, l’Essonne et le Val-d’Oise) : trois députés CNI sont apparentés FN (Édouard Frédéric-Dupont, Michel de Rostolan et Yvon Briant), et les deux autres au RPR.

Au même moment, les élections régionales sont remportées par l’Union RPR/UDF qui s’empare de 10 régions avec la majorité absolue contre 2 seulement pour le parti socialiste. Finalement, neuf présidents supplémentaires RPR ou UDF sont élus à la majorité absolue dont cinq le sont grâce à l’apport stratégique des voix du FN. Celles-ci n’ont en effet été déterminantes qu’en Languedoc-Roussillon, Haute-Normandie, Picardie, Aquitaine et Franche-Comté.

Plusieurs de ces nouveaux conseillers régionaux étaient issus de la droite à l’instar de Charles de Chambrun (conseiller régional et député FN de Languedoc-Roussillon, ancien député UDR de Lozère, ancien secrétaire d’État au Commerce extérieur de Georges Pompidou), Jacques Vaysse-Tempé (conseiller régional FN de Midi-Pyrénées, conseiller municipal anciennement RPR/UDF), Jean-Yves Le Gallou (président du groupe FN au conseil régional d’Île-de-France, ancien membre du bureau politique du Parti républicain), Serge Jeanneret (conseiller régional FN d’Île-de-France et conseiller municipal RPR depuis 1977), ou encore Jean Durieux (président du groupe FN au conseil régional de Nord-Pas-de-Calais, ancien député des Républicains indépendants et conseiller général ex-UDF).

  • Le 23 septembre 1987, Jean Lecanuet déclare sur Radio Monte-Carlo que rompre les alliances entre la droite et le FN dans les conseils régionaux « serait une absurdité» et « un piège tendu par les socialistes ».
  • À la fin des années 1980 commence toutefois à émerger une autre ligne au sein de la droite et du centre-droit, portée par Alain Juppé, Alain Carignon, François Léotard ou encore Michel Noir qui déclare : « Il vaut mieux perdre les élections que perdre son âme ». Cela se produit à une période où Jean-Marie Le Pen commet un dérapage en évoquant la Shoah comme un « point de détail » de la Seconde Guerre mondiale

Elections présidentielles de 1988

À l’élection présidentielle de 1988, le journaliste Éric Zemmour rapporte que Jacques Chirac aurait eu une entrevue secrète avec Jean-Marie Le Pen entre les deux tours, ce qu’il a toujours nié. En fait, il y aurait eu deux rencontres. La première se serait déroulée un mois avant le premier tour par l’intermédiaire d’un ami commun, le général Pierre de Bénouville. Il s’agissait d’une prise de contact afin que les deux hommes puissent se jauger. Une seconde rencontre aurait eu lieu entre les deux tours. Cette fois, Charles Pasqua joue le rôle de l’intermédiaire et organise l’entrevue chez un ami armateur. Cependant, le rendez-vous se passe mal, Chirac faisant preuve d’une « inflexible intransigeance » à la grande stupéfaction de Jean-Marie Le Pen.

Lors de son allocution du 1er mai 1988, Jean-Marie Le Pen ne pouvait plus que déclarer : « Pas une voix pour Mitterrand ! » laissant ses électeurs libres de choisir entre le vote blanc et le bulletin Chirac. Au soir du second tour perdu par Chirac, ce dernier s’en prenait à Charles Pasqua pour ses appels de pieds répétés aux électeurs du FN.

Elections législatives de juin 1988

Des accords locaux de désistement réciproque avec le FN ont lieu dans les Bouches-du-Rhône et le Var, les deux départements où des candidats FN ont devancé les candidats RPR/UDF. En échange, le FN appelle à voter pour la droite dans presque toutes les autres circonscriptions du pays. Au soir du second tour, tous les candidats FN sont battus à l’exception de Yann Piat, alors que ceux de droite visés par l’accord de désistement sont élus dans leur majorité. En Champagne-Ardenne, le successeur RPR de Bernard Stasi, démissionnaire, est élu président du conseil régional avec les voix des conseillers FN.

l’hebdomadaire Le Choc du mois, favorable au Front national, publia cinq entretiens avec des députés sortants RPR (Jacques Boyon, Claude Labbé et Éric Raoult ou apparentés RPR (Jean Kiffer et Bernard-Claude Savy) proposant un modèle d’alliance électoral calqué sur celui existant entre le Parti communiste et le Parti socialiste.

  • Claude Labbé déclarait : « Je suis partisan des accords électoraux avec le Front […]. Arrêtons le délire, Le Pen n’est ni raciste ni nazi. Ce qui est bien plus grave, c’est Simone Veil. Plus elle parle, plus elle développe l’antisémitisme en France.»
genre de couverture de l'hebdo...

genre de couverture de l’hebdo…

Elections municipales de 1989

la droite accueille des membres du FN sur ses listes dans au moins 28 villes de plus de 9 000 habitants. À Vitrolles, la liste de droite compte un membre du FN, présent sur la liste à titre individuel. Le RPR ne prononce que quelques sanctions, notamment à Béziers et Meyzieu, où les listes de droite sont battues. Avec un peu plus d’un tiers des voix exprimés, Charles de Chambrun (FN) est élu maire de Saint-Gilles dans le Gard sur une liste où figurent des dissidents du RPR et de l’UDF, face à une liste de droite et une liste de gauche.

Fin 1991, les partis de droite condamnent officiellement toute alliance, nationale ou locale, avec le FN. Cela est concomitant avec l’effondrement de la gauche, la droite et le centre-droit étant assez puissants seuls pour pouvoir remporter des élections. D’autre part, les dérapages de Jean-Marie Le Pen l’ont convaincu qu’il ne pourra pas accéder au pouvoir ; son discours devient alors moins libéral, plus social, et les ouvriers commencent à devenir une composante de son électorat, à l’opposé de la droite, qui défend la mondialisation et dans un certain sens le multiculturalisme. Éric Zemmour écrit : « la logique de diabolisation a fini par gagner »

Élections régionales de 1992

Lors des élections régionales de 1992, la droite remporte à la majorité absolue ou relative 19 des 22 régions métropolitaines (la gauche PS-PC n’ayant une majorité relative que dans deux régions). En Haute-Normandie, les deux pôles sont à égalité mais le président Antoine Rufenacht est réélu avec une partie des voix écologistes auxquelles se joignent celles du FN (qui obtient une vice-présidence). Gérard Longuet refuse pour sa part de décompter les voix des élus FN s’étant porté sur son nom lors de l’élection du président du conseil régional de Lorraine. En Franche-Comté, Pierre Chantelat, le président sortant du Conseil régional est réélu en sollicitant les voix des quatre élus du Front national, qui obtinrent ainsi une vice-présidence.

charliehebdotoulon

Elections municipales de 1995

Des têtes de listes de droite sont exclues pour avoir incorporé des gens du FN à l’exception de Jean Valleix en Gironde, adjoint d’Alain Juppé à la communauté urbaine de Bordeaux. Sans l’avoir demandé, l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, tête de liste à Clermont-Ferrand, reçoit le soutien unilatéral de Jean-Marie Le Pen, qui ne lui oppose (ou ne peut lui opposer) aucune liste. Avec un peu plus d’un tiers des voix chaque fois, le FN remporte Toulon et Marignane, aux dépens de la droite, et Orange, aux dépens de la gauche.

En 1997, une douzaine de députés de droite reçoivent le soutien du FN, après avoir approuvé les dispositions d’un texte reprenant certains points du programme frontiste (préférence nationale et dénonciation du traité de Maastricht). Seul Christian Martin (député de Maine-et-Loire) est sanctionné par son exclusion de Force démocrate, mais non du groupe UDF.

resize_1

Élections régionales et cantonales de 1998

Les présidents de région élus avec l’apport des voix du FN sont exclus de l’UDF et le président RPR du conseil général de l’Oise, Jean-François Mancel, qui avait lui aussi passé des accords avec le FN pour garder la direction du département, est exclu du RPR. Les régions où le RPR et l’UDF ont refusé la moindre cogestion avec le FN, passent sous une majorité de gauche plurielle représentée par la triple alliance des communistes, des socialistes et des écologistes (Midi-Pyrénées, Aquitaine, Haute-Normandie, Île-de-France, PACA, Centre). En Rhône-Alpes, où la gauche et la droite ont le même nombre de sièges, l’ancien ministre Charles Millon est réélu président avec les voix du Front national et d’un élu indépendant (chasseurs). En Picardie, en Bourgogne, et en Languedoc-Roussillon, Charles Baur, l’ancien ministre Jean-Pierre Soisson et le président sortant Jacques Blanc défient ouvertement les consignes nationales en acceptant aussi d’être élus avec une majorité absolue des voix comprenant celles du FN.

Après 1998

Depuis, les alliances avec la droite se sont raréfiées. Aux élections municipales de 2001, dans quelques villes, le FN appelle à voter à droite au second tour, et parfois ne présente même pas de listes. Pour les élections législatives de 2002, Jean-Marie Le Pen dresse une liste noire de députés de gauche à faire battre par tous les moyens, y compris en votant pour l’UMP.

21 avril 2002

Le 21 avril 2002, Lionel Jospin, candidat du parti socialiste, était éliminé du second tour de l’élection présidentielle, devancé par Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen.

Au second tour, Jacques Chirac devenait « le seul rempart » face au chef du FN pour lequel les électeurs de gauche devaient alors voter au nom du « front républicain ». La création de l’UMP, grand parti de droite et de centre-droit parachève l’exclusion du FN.

resulat_1er_tour_election_presidentielle_2012_france_chirac_le_pen

2010 Régionales

Le FN remporte 112 conseillers régionaux. La majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy, qui était parvenue à faire reculer significativement le parti frontiste aux dernières échéances et aux européennes de 2009, tente de réactiver la stratégie du candidat de l’UMP à 2007, qui avait permis de siphonner les suffrages du Front national.

Une nouvelle droite « décomplexée » s’organise à l’Assemblée nationale : 35 députés de la majorité présidentielle, dont Thierry Mariani, Lionnel Luca, Christian Vanneste, Richard Mallié et Jacques Myard, se constituent en un collectif parlementaire, La Droite populaire, qui prônent le « retour aux fondamentaux » de 2007, cherchant à mettre en avant des thématiques dites « droitières « , notamment sur l’identité française, la sécurité et l’immigration. Affirmant incarner une « barrière entre la droite républicaine et le Front national », certains membres de ce collectif ont cependant pris des positions en faveur d’un rapprochement entre l’UMP et le FN, au vu d’une certaine convergence idéologique avec le FN (la Droite populaire fut même considérée comme un « copié-collé » du FN).

Que tirer comme leçon de cette rétrospective historique ?

A force de reprendre les idées du Front National, le parti de Nicolas Sarkozy, qui fut un temps aidé par son conseiller Buisson, vient de reprendre aussi son vocabulaire. Alors que depuis des années la fille de son père amalgame les partis de gouvernement dans le « tous pourris » et « que c’est toujours les mêmes » qui se gavent avec sa trouvaille, le sigle UMPS, l’ex-président reprend à son compte l’esprit de la chose pour innover avec le FNPS histoire de bien mélanger la soupe frontiste.

les-dessins

Çà nous fait rire jaune au coin du comptoir et ça nous a fait faire un retour en arrière historique sur le fameux pacte républicain embourbé dans le « ni – ni » si propice a faire adhérer les électeurs au parti le plus puissant de France, celui des abstentionnistes. Il faut dire qu’avec un sympathisant UMP sur deux favorable à une alliance avec le FN, le nouveau chef du parti de Droite, privé du sulfureux Buisson, ne sait pas trop quelle stratégie adopter.

 

À propos de poltechno

Avec l'âge on radote et on parle tout seul... Comme il n'y a plus de bistrot dans mon quartier je me suis créé un bout de comptoir virtuel sur le Net histoire de refaire le monde...

Publié le 01/11/2015, dans politique, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :