Quand la Banque va tout va…


Le bâtiment ne va pas bien, l’industrie non plus, alors Au Coin du Comptoir on se tourne vers la Banque… Du coup on change nos maximes ancestrales et il semblerait que nous avons bien raison.

Rappelez vous 2008. La finance était à l’agonie, les banques au bord du gouffre et, dans des robes de bure, à genoux, de la cendre sur la tête, les financiers faisaient pénitence.  –  » Promis, nous avons compris, fini les Hedge fund, les produits toxiques, les subprimes, les paradis fiscaux  tout cela était fini. « –  Si les états voulaient bien leur pardonner et les aider à survivre ils en seraient éternellement reconnaissants.

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2013 – A peine sauvées par les deniers du peuple, car, sans le peuple, l’état n’a pas trop de revenus, les banques vont annoncer leurs résultats annuels. Sur les chiffres des neuf premiers mois de 2012 – 6 milliards d’euros pour la BNP, 2 milliards pour BPCE et 1 milliard pour la Société générale –  il semblerait que la cuvée soit bonne.

Comment comprendre que ces indispensables serviteurs de l’économie se portent comme des charmes alors que tout le reste part en quenouille ?

Simple, les joueurs ont repris leurs places à la table et le jeu est reparti. Au mois de décembre le ministre de l’Économie a présenté un texte sensé « remettre la finance au service de l’économie », ouf ! L’économie réelle était sauvée, celle qui fait tourner les usines, donne du boulot à l’artisan et fait sourire le commerçant. Et puis, psssschit ! Les banques ne sont pas coupées en deux !!

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Depuis le début de la crise, tous les experts, enfin surtout ceux qui ne travaillent pas pour les banques, avaient compris que séparer la banque classique, celle qui s’occupe du crédit de monsieur tout le monde ou des entreprises de la banque « casino » , celle qui spécule à la milliseconde, qui fabrique des produits financiers qu’elle ne comprend pas elle-même allait protéger l’État, c’est à dire nous, d’une nouvelle fin du monde.

La réformette, applaudie par les banquiers, consiste simplement à aller jouer avec les placements spéculatifs pour compte propre dans une petite salle de jeu, une filiale. Ce type de spéculation représente environ 1% de leur produit net, c’est à dire peanuts… Rien ne les empêche de prêter aux fonds d’investissement dont le boulot est justement de jouer au casino. L’ Afub, (Association française des usagers des banques) déclare à propos de cette loi :

L’argent des épargnants n’est absolument pas sanctuarisé. Si les banques continuent de jouer, par hedge fund interposé, avec des produits toxiques et qu’elles perdent, qui va régler la note ? L’État une fois encore ! Souvenons nous, elles ont déjà fait le coup en 2008 sur le thème : « Si on plonge, toutes nos agences vont fermer… » Franchement, nous ne comprenons pas la reculade du pouvoir actuel.

Au Coin du Comptoir on a compris depuis un certain temps. Ceux qui dirigent ne sont pas ceux que l’on pense… Et il semblerait que nous n’ayons pas tout à fait tort si l’on en croit un titre des Echos qui disait :  » Les marchés, juges de paix des réformes françaises ». Il ne reste plus qu’à supprimer les élections et, au bord du précipice, nous aurons fait un énorme pas en avant !

À propos de poltechno

Avec l'âge on radote et on parle tout seul... Comme il n'y a plus de bistrot dans mon quartier je me suis créé un bout de comptoir virtuel sur le Net histoire de refaire le monde...

Publié le 06/02/2013, dans économie, politique, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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