Faire le Job c’est faire des Lois… Aujourd’hui : l’Education Nationale.


Au Coin du comptoir on s’étonne de petits détails dans cette campagne électorale. Par exemple, on ne parle pas du bilan du candidat sortant…

L’opposition dit que ce bilan est catastrophique et ses partisans disent qu’il a fait le job ! Le job c’est quoi ?

En principe le Président est le patron de l’Exécutif. L’exécutif est l’un des trois pouvoirs de l’État avec le pouvoir Législatif, et le pouvoir Judiciaire. Le job consiste à :

  • faire respecter l’ordre et la loi en ayant sous ses ordres les forces de police ainsi que l’administration pénitentiaire
  • conduire la politique étrangère de l’État
  • diriger la force militaire
  • représenter l’État à travers les hauts fonctionnaires comme les ministres, secrétaires ou encore diplomates.
  • diriger les services publics
  • éditer des règlements
  • disposer de l’administration                                             [Wikipédia : Pouvoir Exécutif]

Il y a du boulot ! Surtout quand le Président occupe tous les postes : Premier Ministre, Ministre, Législateur, etc. , en plus de son travail de patron. Le législatif a voté 263 lois pendant sa mandature, c’est beaucoup quand on ne supprime pas les anciennes censées être obsolètes, mais c’est aussi ce pourquoi nous avons élu nos représentants  à l’Assemblée. Il y a tout de même une chose qui nous tripote Au Coin du Comptoir, c’est comment on fait pour savoir si une loi est bonne ou si elle est mauvaise ? Simple ! Par l’évaluation.

Qui vérifie l’efficacité des lois ? Finalement peu de monde, quelques missions parlementaires et surtout la Cour des Comptes, ce qui fait que l’on empile souvent des nouvelles lois en France sans avoir apprécié l’existant. En gros ce n’est pas la peine de faire des records de création de lois, réformes et autre règlement pour uniquement figurer dans Guiness Book sans s’occuper de leurs résultats.

Aujourd’hui  un pré-rapport de la Cour des Comptes fait le buzz et critiquerait sévèrement la politique du gouvernement dans le système scolaire français. Ce n’est pas la première fois que la Cour fait ce constat. En 2010 déjà le rapport de la Cour des Comptes faisait un rapport accablant sur le sujet.

C’était aussi la première fois que les sages de la Rue Cambon se penchaient sur une évaluation globale d’un des objectifs assignés à l’Éducation nationale, à savoir la réussite scolaire des élèves. Le constat de cette étude, réalisée dans six académies et sur une cinquantaine d’écoles publiques, est sans appel : au regard des moyens mis en œuvre dans l’ensemble des établissements scolaires, le résultat est « médiocre » , et surtout très en deçà de nos voisins européens ou des pays occidentaux comparables à la France. Dans l’Hexagone, un élève sur cinq éprouve des difficultés sérieuses en lecture au terme de sa scolarité. La situation est pire encore pour les mathématiques. Et un jeune sur six quitte le système scolaire sans aucun diplôme. Autre fait inquiétant : la France est le pays où les origines sociales pèsent le plus fortement sur les destins scolaires. En 2008, 78,4 % des élèves provenant de catégories sociales favorisées ont obtenu un baccalauréat général, contre seulement 18 % des élèves d’origine sociale défavorisée. Cet écart est deux fois plus élevé en France qu’au Japon, au Canada ou en Finlande, et il a tendance à s’aggraver.

les Echos 14 mai 2010

Pas très brillant ! Comme disent certains plutôt à Droite, c’est la faute de ces fainéants d’enseignants qui passent de la grève aux vacances sans transition ! Un point qui gène la Cour des Comptes est la chose dont nous parlions au début, l’évaluation des politiques qui sont menées.

La Cour déplore ainsi le manque d’évaluation des politiques éducatives mises en œuvre et l’uniformité des réponses apportées alors que les besoins des élèves sont très divers, mais très peu évalués. Les deux heures hebdomadaires d’aide personnalisée mises en place dans le premier degré sont par exemple souvent redondantes avec d’autres soutiens prévus par les enseignants. Or c’est un dispositif extrêmement coûteux. Curieusement, le ministère se refuse toujours à utiliser l’euro comme unité de compte, préférant raisonner en dotation horaire, même si certains chiffrages ont pu être effectués, «Mais c’est encore insuffisant, note Didier Migaud. L’euro est tout de même notre monnaie, et c’est une unité de compte qui peut être utile, même à l’Éducation nationale », a-t-il remarqué.

Avaient suivi des recommandations de la Cour et  » Le ministère de l’Éducation nationale a fait savoir, lui, qu’il « partageait à grands traits les principaux éléments » du rapport, tout en regrettant qu’il fasse « trop peu de cas de réformes engagées depuis cinq ans ». »

Il semble bien qu’aujourd’hui rien n’ait vraiment changé. Le pré-rapport  de la Cour des Comptes qui fait le buzz. Bien sûr, dans cette période d’élection, on peut penser que ce pré-rapport publié par Le Monde est orienté et partisan. Nous verrons bien lors de la publication officielle en espérant simplement qu’il ne sera pas enterré comme beaucoup d’évaluation dans notre pays.

Ce que montre ce rapport, c’est que l’État semble favoriser en moyen et en personnel les écoles déjà les mieux dotées. En 2006, l’académie de Créteil était dans la moyenne nationale en ce qui concerne la dépense par élève dans le primaire. Elle est aujourd’hui 22e sur 26. Lors de la rentrée 2011, tandis qu’elle gagnait 3 836 élèves, elle perdait 426 postes. En comparaison, l’académie de Paris a gagné 1000 élèves et obtenu 20 postes supplémentaires.

En 2010, pour former un Parisien, l’État a dépensé 47% de plus que pour instruire un Versaillais. Entre Paris et Nice, la différence est de 51%. Le directeur de l’enseignement scolaire au Ministère de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, répond que : «l’affectation des moyens tient compte des nécessités de compensation.» Le financement de l’éducation est complexe, mais, selon lui, pas opaque.

L’une des principales critiques de ce rapport est l’opacité qui a permis de dissimuler une situation telle et qui a rendu l’établissement de ce rapport extrêmement difficile. Les magistrats de la rue Cambon expliquent avoir dû se battre pour obtenir certaines informations du ministère.                             [Newsring L’école est elle juste]

Bon, comme ce devrait être l’heure du bilan, on ne peut pas accorder une bonne note sur le sujet au Président sortant. Il a fait des lois, des réformes mais le résultat n’est pas là. Comme à l’école,  la note n’est pas bonne et le candidat doit être recalé dans cette matière. Si nous avons le temps nous allons essayer de noter les autres matière.

À propos de poltechno

Avec l'âge on radote et on parle tout seul... Comme il n'y a plus de bistrot dans mon quartier je me suis créé un bout de comptoir virtuel sur le Net histoire de refaire le monde...

Publié le 13/04/2012, dans politique, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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